Textes, Photos ,Mise en page Mireille Milza
Brève sur l'histoire du lieu
Salle du mécanisme avant restauration Photo de Pierre Thiébaut, propriétaire du moulin
Fin des années 80 ,le Moulin de Choiseau , vestige de la meunerie du XVIème , voit ses ruines faire l'objet d'un scrupuleux travail de restauration réalisé par Monsieur PierreThiébaut ,architecte des Monuments de France et chef du Service Départemental du Patrimoine du Conseil Général de Seine et Marne. Ce moulin, classé monument historique depuis 1985 faisait partie du domaine du château de Fleury-en-Bière.
« La partie réservée à la minoterie est composée de quatre niveaux correspondant à différentes activités : stockage, triage, mouture et mise en route du mécanisme. Son mécanisme (roue à aube et meule à grain) est présenté dans son contexte d'origine. » Blog du site 33 moulins.net
Situé près d'un béal ou bief(ru canalisé) joignant le ruisseau Pissot, alimenté par les eaux du Rebais,( lui-même petit affluent de l'Ecole),cet édifice a retrouvé profil et fonction d'antan , pour devenir une sorte d'écomusée qui constitue un témoignage vivant de la meunerie.
Apporter de l'eau à son moulin...
Il s'agissait donc d'amener l'eau canalisée jusqu'à l'étang, sorte de réservoir et d'ouvrir les vannes pour « faire tourner la roue à éclusées » , à la différence des moulins situés sur les rivières qui « tournaient à fil ».
Au XVIe siècle, l'eau vient au moulin était associée à un profit ou un avantage, ce qui s'explique parfaitement puisque lorsque le meunier avait de l'eau à son moulin, il pouvait travailler et s'enrichir. Au XVIIe, lorsqu'on se procurait ou procurait à quelqu'un un avantage matériel, on disait amener de l'eau à son moulin.
Site des Expressions françaises décortiquées.
Regards sur l'extérieur
Un matin de mai, le groupe accueilli par Monsieur Thiébaut pénètre dans la cour où les bâtiments du meunier, accolés à ceux de la meunerie font face à ceux des remises et granges . Une de ces dépendances abrite une forge du XVIème siècle .Cet espace est clos, du côté rue par une charretterie , construite sur des piliers de grès et du côté parc ,par le bief qui s'ouvre sur un espace arboré.
Dès l'entrée , notre regard est attirée par le petit lavoir qui semble prêt à accueillir une besogneuse ...battoir, baquet de bois cerclé de fer.
Une lucarne à engranger à plusieurs niveaux nous interpelle.
Cette protubérance attend quelque charrette pleine de blé qui sera stocké, trié, brossé puis humidifié avant d'être broyé.
Passant sur le petit pont lavoir, nous découvrons un parc propice à la promenade. L'eau, après avoir été canalisée, semble prendre ses aises, s'étalant sur une surface qui joue , ce jour là, avec différents reflets. Une cascade qui rappelle l'énergie motrice sous-jacente s'échappe d'une vanne, perturbe la quiétude du lieu et brouille les image. Une roue à demi-augets se repose sous son auvent.
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Sachez qu'hier, de ma lucarne,
J'ai vu, j'ai couvert de clins d'yeux,
Une fille qui dans la Marne
Lavait des torchons radieux
« Ô Lavandière »Victor Hugo
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« Roue en dessous », alimentation par le bas
Les nuages traînant leurs blocs
Autour du soleil qui les troue,
On voit re-flamboyer la roue
Du moulin bâti dans les rocs.
La roue de moulin
Maurice Rollinatt
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