Archeologie

ArchéologieUn service archéologie, le saviez vous ?

Le Service de l'archéologie de Melun a pour mission d'accompagner la politique urbaine de la Ville au travers de la communication des données de la carte archéologique, d'études prospectives, de l'instruction des dossiers de demandes d'urbanisme et du suivi des opérations d'archéologie préventive réalisées sur le territoire communal.

 

C’est parce que les aménagements urbains dans Melun mettaient au jour de nombreux vestiges de l’ancienne Metlosedvm, que la Ville a créé, à la demande du Service régional de l’archéologie, un poste d’archéologue municipal, en 1993.

 

Le Service est également un lieu de conservation et d’étude :

Il reçoit de l’Etat le dépôt du mobilier archéologique et des données du terrain et procède à leur traitement et à leur inventaire afin de les mettre à disposition des chercheurs et étudiants. Il procède également à des dépôts au musée.

La bibliothèque de documentation spécialisée : 

Consultable sur place, dont le catalogue est relayé par le serveur de l’Astrolabe, et le fond d’archives de terrain (inventaires, plans, coupes, clichés, dessins,…) sont peu à peu complétés par les documents déposés sur la base de données numérisée NuMel.

Les actions menées avec les écoles :

Elles permettent d’illustrer un thème ou une période et de sensibiliser à la conservation et aux métiers du patrimoine. Elles sont proposées en lien avec l’actualité culturelle ou des évènements organisés par d’autres structures (Services Action culturelle, Jeunesse, Musée, Astrolabe, …), ou encore à la demande des enseignants, afin d’accompagner leurs programmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Les interventions pédagogiques sont gratuites pour les établissements de la CAMVS, facturées 48,60 euros aux établissements extérieurs. Les informations et réservations peuvent être prises à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 01 64 87 00 77.
  • Dans l'entrée de l'Espace Saint-Jean, une vitrine actualisée chaque mois restitue l'actualité de l'archéologie, des informations sur l'évolution de la ville ou d'un quartier, la monographie d'un site, ou vous présente du mobilier archéologique en lien avec les thèmes de manifestations d'autres services.

 

 L’Histoire de Melun en quelques mots…

Depuis l’arrivée du Chemin de fer au milieu du XIXè s., des découvertes récurrentes sur la rive gauche de la Seine ont révélé la vaste agglomération secondaire du Haut-Empire (Ier s. - IIIè s. après J.-C), Metlosedvm, et ses activités.
Un bâti soigné a existé sur l‘île St Étienne à partir du milieu du Ier s. ap. J.-C.. Sur la rive droite, des villae (établissements agricoles) étaient établies.
Au Bas-Empire (IVè - Vè s.), l’occupation s’est confinée à l’enceinte édifiée sur l’île St-Étienne mais des nécropoles étaient utilisées sur la rive droite (Boulevard Gambetta) et la rive gauche (rue Jean Jaurès).

Au Haut Moyen-Âge, des nécropoles mérovingiennes étaient localisées rues des Fabriques et Lucien Gaulard sur la rive droite et rue du Général Leclerc sur la rive gauche. Un habitat carolingien existait aux abords de l’abbaye de St-Père et l’église St-Sauveur était utilisée dans le dernier quart du Xè siècle.
Au Moyen-Age, Meteglo s'est étendue sur les deux rives du fleuve. La fortification des bourgs St-Aspais et St-Ambroise a complété celle de l’île, qui présentait de nombreuses similitudes avec l’île de la Cité à Paris, accueillant dans sa partie occidentale un ensemble castral et un prieuré et dans sa partie orientale un ensemble religieux composé de deux églises et d’un Hôtel-Dieu.
La ville comptait de nombreux établissements religieux : les églises St-Liesne, St-Barthélemy, St-Aspais, l’Abbaye de St-Père, l’Hôtel-Dieu St-Jacques et le couvent des Carmes sur la rive droite, les églises St-Étienne, Notre-Dame, le prieuré St-Sauveur et l’Hôtel-Dieu St-Nicolas dans l’île, et enfin l’église St-Ambroise et la chapelle St-Michel sur la rive gauche.

Certains ont perduré à la période Moderne, complétés par les couvents des Capucins et des Récollets. Les nombreuses activités artisanales sont documentées par les interventions archéologiques et la documentation conservée aux archives.

Le suivi des demandes d’urbanisme

Le Service régional de l’archéologie (Sra) a établi à Melun un zonage des secteurs les plus susceptibles de contenir des vestiges archéologiques. Ce document est joint au Plan d’Occupation des Sols.
Il prévoit des seuils d’emprise et zones de saisine au sein desquels les projets sont soumis à examen préalable du Sra.
Ils se déclinent à Melun sous la forme d’un seuil communal de 5 000 m2, de deux seuils de 1 000 m2 et de quatre zones de saisines
Téléchargez le PDF du zonage archéologique de Melun

L’archéologie préventive

Une redevance d’Archéologie préventive est due par tout aménageur créant une Surface Hors-Œuvre Nette supérieure à 1000 m2, à l’exception des logements sociaux, exonérés.

La réalisation du diagnostic est facturée au pétitionnaire (0.53 euros / m2 en 2016, montant réactualisé au 1er janvier de chaque année).
Suivant son résultat, une fouille, dont le coût revient également au pétitionnaire, à l'exception du cas d'exonération cité, peut être prescrite sur l’emprise du projet. La liste des opérateurs qu'il est possible de solliciter pour sa réalisation est consultable sur le site du Ministère de la Culture.

La réglementation en Archéologie

Lors d'une demande d’urbanisme, le Préfet de Région, sur avis du Service régional de l'archéologie (Sra), décide de la nécessité ou non d’exécuter une opération archéologique et en désigne le responsable. En effet, toute intervention archéologique est soumise à un régime d’autorisation spécial.

De même, la protection des vestiges et le devenir des objets mis au jour font l’objet d’une réglementation précise.
La destruction, la dégradation ou la détérioration de vestiges archéologiques relèvent du code pénal, tout comme l’intrusion sur un site archéologique, la réalisation de fouilles sans autorisation, la non-déclaration de conservation ou de découverte à caractère immobilier ou mobilier, l’aliénation ou l’acquisition d’objet découverts, ou l’utilisation de matériel de détection sans autorisation administrative. Cette dernière est à demander au Sra, après accord du propriétaire du terrain.
Le Service municipal, en liaison avec le Sra, est là pour vous renseigner.

Une intervention sur le terrain, positive ou négative, donne systématiquement lieu à la production d'un rapport, destiné au Service régional de l'archéologie et au propriétaire ou aménageur du terrain, dans un délai également prévu par la réglementation.

L'actualité archéologique

Les vestiges de l’activité d’un verrier antique mis au jour sur l’emprise de l’agrandissement de l’école Gatelliet …

La fouille archéologique dirigée par P. Guinchard-Panseri (Inrap) en 2011 à révélé un site occupé entre le début du Ier siècle et la fin du IIè siècle ap. J.-C.

Un habitat avec galerie, construit au début du Ier siècle, a précédé l’implantation, entre le milieu du Ier s. et le début du IIès., d’une rue bordant l’ilot d’habitation. Les archéologues ont mis au jour des tranchées de récupération de murs, des sols, des fosses, une cave avec cage d’escalier, soupirail et murs enduits. Ils ont appréhendé ainsi quatre pièces le long d’une rue d’orientation nord-sud, dégagée sur 24,50 m.
Dans la 1ère moitié du IIès., des murs de refends ont morcelé les pièces principales. D’autres réfections ont porté sur les maçonneries de la cage d’escalier et la cave, qui, dans la seconde moitié du IIè siècle, ont été comblées avec du mortier, des fragments d’enduits, de tuiles, et de paroi de four vitrifiée, puis remblayées.

L’occupation du site s'est alors concentrée autour de l’activité d’un four de verrier.
Plusieurs structures, dont le radier et la sole d’un four, ont révélé le 2è atelier de verrier mis au jour en Ile-de-France après celui découvert à Meaux.
130 kg de matériel correspondant à une production réalisée à partir de matière première importée, ont été recueillis.
L’aire de production proprement dite n’a pu être appréhendée en raison de sa localisation en limite de parcelle mais des mors de canne à souffler, des blocs argileux dont certains portaient des coulures de matière vitreuse, des bouchons d’argile, des éclats de verre brut, des billes de verre et des coulures, attestent de l’activité.
Des vases en céramique servant à recueillir et amalgamer les tessons de verre recyclé à moins de 1000° ont été identifiés. 193 fragments de verre manufacturé ont été collectés, en partie dans le comblement de la cave. Il s’agit de récipients produits avec la technique de soufflage à la volée et parfois celle du soufflage sur une forme. Des pièces de vaisselle (vases, gobelets, assiettes, coupes), des pots et bouteilles, un flacon, des perles en céramique émaillée et des fragments de verre à vitre, produits au Ier et IIè siècle, ont été recensés.

Service Archéologie

13b rue de Verdun
77000 MELUN
Tel : 01 64 87 00 77
archeologie@ville-melun.fr

Horaires

Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h à 17h

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