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DU 17 JUILLET AU 6 OCTOBRE 2019

DONNER A VOIR ... PORTRAITS D'ARTISTES DANS  LES COLLECTIONS DU MUSEE

 

Aux côtés des portraits peints et sculptés, tels que celui de Mauzaisse père par Jean-Baptiste Mauzaisse, l'autoportrait de Désiré Philippe, ou le buste en marbre de Chapu par   son élève Auguste Patey, sont présentées pour l’été des oeuvres de peintres, sculpteurs et graveurs qui méritent d'être redécouverts en tant que dessinateurs.

 

Le portrait d'artiste, a fortiori en dessin, est un genre à part. Alors que les portraits peints et sculptés sont souvent destinés à l'exposition, que le portrait photographique, par la   technique mise en   oeuvre, est le résultat d'un dispositif et d'une pose, le dessin touche le plus souvent au plus intime du portrait, par sa réalisation et sa destination. Modèle "à portée de crayon", l'artiste s'étudie lui-même sans soucis des contraintes matérielles. Les portraits d'artistes par d'autres créateurs sont souvent offerts au modèle, ou à son   entourage : certains dessins exposés n'avaient, avant d'entrer dans   les collections, jamais quitté l'atelier de leur créateur.

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 DU 21 août AU 6 OCTOBRE 2019 

DONNER A VOIR ... LA FAIENCE DE RUBELLES DANS LES COLLECTIONS DU MUSEE 

Portraits et figures en représentation dans l'univers de Rubelles. 

 

 

La fabrique de Rubelles : une aventure singulière

Paul-Charles de Bourgoing (1791 – 1864) débute dans la vie par une carrière militaire pendant laquelle il participe aux campagnes napoléoniennes. En 1815, il occupe différents postes à l’Etranger. C’est à cette époque que remonte son intérêt pour la céramique. Nommé ministre plénipotentiaire en Russie, puis en Allemagne, il fait des recherches sur les productions locales. Il dépose deux brevets en 1826, puis en 1842 pour la mise en oeuvre de matériaux translucides appelés à créer des effets en trompe-l'oeil.

En 1827, il fonde une société de fabrique de céramique qui s'intitule A.D.T et Cie avec Alexis Sylvain Du Tremblay (1796-1868) issu d’une famille de notables, propriétaires terriens, établis à Rubelles.

Les premières années de fabrication (1844-1855) sont marquées par la complexité de mise en oeuvre des émaux ombrants et l'obtention de plusieurs médailles aux expositions industrielles de 1844 à 1849, puis aux Expositions Universelles de Londres et de Paris en 1851 et 1855. En 1852, Du Tremblay associe son gendre Jules Hocédé à l'entreprise qui toutefois ferme ses portes en 1857.

La fermeture de la fabrique traduit l’absence de rentabilité de l’affaire. Ce résultat est le fruit de difficultés d’ordre technique à mettre en œuvre de façon satisfaisante (économiquement, esthétiquement) l’idée de départ (l’émail ombrant), plus que le rejet définitif de ce genre par le public qui réservera à des céramiques très semblables un bon accueil pendant plus d’un demi-siècle.

 

Lithophanie et émaux ombrants

Dans un premier temps, on coule une couche uniforme de cire sur une plaque de verre, puis on grave ensuite un motif dans la cire pour obtenir ce que l’on nomme l’aperçu. On verse ensuite du plâtre sur cette plaque de cire afin d’obtenir, en négatif, le motif sculpté. La matrice obtenue est appelée « base ». C’est à l’aide de cette base que le motif est reporté sur la pâte de la faïence fine. Une première cuisson forme le biscuit. Dans le cas des émaux ombrants, c’est ce biscuit qui est émaillé.

La deuxième cuisson s’effectue à une température d’environ 700°c. C’est au défournement que le faïencier constate la réussite ou l’échec.  Aucune reprise n’est possible.

La difficulté majeure à laquelle la manufacture de Rubelles s'est trouvée confrontée, tient aux accidents de cuisson : trop d'émail qui se fige dans les creux en submergeant les contours du dessin, des couleurs trop cuites ou pas assez, le choix systématique - pour éviter précisément ces inconvénients - de quelques couleurs, vert, brun et bleu.